Des paysages en cartes postales

Depuis la fin de l’Allemagne nous ne cessons de traverser des paysages semblant sortir tout droit de cartes postales. Le Danube serpente au milieu de petites montagnes recouvertes de forêts et parsemées de villages colorés. La ribambelle ininterrompue de cyclistes nous indique que cet endroit est très prisé pour les balades.

maison bleue

Les parents de Nicolas nous rejoignent après Linz pour profiter eux aussi, à vélo, de ces paysages. Avec eux notre voyage prend encore une autre allure : ils délestent notre kayak d’une bonne partie de ses bagages, nous ravitaillent en eau et en nourriture, et quand le moral traîne au fond du Danube après une matinée venteuse et sans courant, ils nous requinquent à l’aide d’un bon repas et d’une bière. Bref nous sommes choyés, nous nous sentons comme au Tour de France, accompagnés par notre voiture balais et toute notre équipe.

parents

Il fait très chaud toute cette semaine autrichienne, ainsi pour nous rafraîchir nous plongeons régulièrement dans le Danube. Nous ne sommes pas les seuls à nous y baigner. Il semblerait que les autrichiens investissent les rives du Danube comme des bords de mer. Ils s’y baignent, y bronzent, s’amusent avec bouées et matelas… Il ne nous semble pas avoir jamais vu autant de monde dans les eaux de nos rivières poitevines ! Lors d’un de nos pique-niques à midi nous apercevons d’ailleurs un jeune homme sur une planche de surf au milieu du Danube. Il est seul, le Danube est calme. Il dérive lentement les bras ballants et prend le soleil allongé sur sa planche. Quand une péniche passe et vient troubler les eaux endormies du Danube. Notre planchiste se réveille à son tour, nage vers la vague, se dresse sur sa planche et glisse lentement sur sa vaguelette. Les remous passés, notre surfeur de rivière se recouche attendant patiemment le prochain bateau, la prochaine vague. Nous sourions de cette vision quelque peu surréaliste, puis reprenons le cours de notre repas.

Quant au Danube, nous tenons à préciser qu’il est bien beau mais que pour l’instant nous l’avons vu vert, marron ou gris, rouge et rose le soir, mais pas encore bleu, même à Vienne… Ceci-dit en écrivant ces dernières lignes assis au bord du Danube hongrois, nous sommes obligés d’avouer notre mauvaise foi. Car si tout cet après-midi, du haut de notre kayak nous l’avons vu vert, de plus loin assis sur les rives nous pouvons lui trouver des reflets bleutés.

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