La tête dans les bambous

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Notre séjour chez Nanami et Nodoka nous a reposés et réparés. Pleins d’énergie nous récupérons nos vélos et quittons les collines de Motoyama. Cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas pédalé de si bonne humeur. Les nuages sont bien sombres mais nous pédalons en évitant les plus grosses averses. Le soir nous nous arrêtons à côté d’une rivière, contents de la journée accomplie malgré le temps mitigé. Mais une première mauvaise surprise nous tombe dessus. De l’essence s’écoule du tuyau qui conduit jusqu’au brûleur de notre réchaud. Le joint qui permettait l’étanchéité est mort. Par chance nous en trouvons un neuf dans notre kit de réparation. Nous sommes un peu inquiets de cette nouvelle alerte de notre matériel mais mangeons tout de même chaud.

Une deuxième mauvaise surprise arrive à la fin du repas. A la dernière bouchée, les premières gouttes d’une averse commencent à tomber. Puis rapidement la pluie et le vent forcissent, nous courrons planter le tente avec précipitation et la clouons de six sardines. Déjà bien trempés nous nous tournons vers la bâche pour couvrir les vélos mais celle-ci s’envole et pique en direction de la rivière. Camille se met alors à courir à sa poursuite. Mais voilà que la tente les imite. Elle les double même, emportée par l’élan d’une bourrasque plus puissante. Heureusement, nous récupérons la bâche et la tente avant qu’elles ne plongent à l’eau. Cette dernière en est quitte pour des égratignures, des déchirures et une grande balafre dans la porte. Nous plaçons la bâche à cet endroit et rentrons dans la tente avec toutes nos affaires.

Nous sommes trempés, gelés. Nous nous endormons, épuisés en pensant qu’une seule soirée a déjà dilapidé une grande part de l’énergie accumulée pendant un mois.

Les nuages, eux, épuisent leurs réserves d’eau pendant la nuit et au petit matin le ciel est clair. A midi nous récupérons le chargeur et l’adaptateur oubliés dans des toilettes publiques le mois précédent. A 19h30 nous embarquons dans un ferry pour quitter l’île de Shikoku. A minuit nous débarquons à Kobe et enfin une demi-heure plus tard nous plantons la tente dans le parc le plus proche du port. Cette journée, elle aussi, était bien remplie. Au petit matin nous nous réveillons avec une belle vue sur les ponts et la circulation. Mais bon, la veille à minuit nous n’avions pas longtemps disserté sur les qualités et défauts du lieu…

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Nous n’avons malheureusement que peu de temps pour rejoindre la seconde ferme. Nous passons le plus gros de la journée sur nos vélos, le cerveau comme déconnecté pour ne pas être trop sensibles à la circulation environnante. Nous traversons ainsi Kobe, Osaka, la banlieue de Kyoto et Nagoya. C’est d’ailleurs à Nagoya que la route sera la plus effrayante. Nous traversons la ville sans la voir, cloisonnés sur une voie express presque entièrement construite sur une pont. Sur cette deux fois deux voies, coincés entre deux grandes parois opaques, nous nous sentons assez peu à notre aise…

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Tout ça pour dire que nous ne sommes pas mécontents d’arriver à la ferme suivante. Celle-ci se situe près de la ville de Yaizu, non loin du mont Fuji. Hila et Daï nous y accueillent. Ils se sont installés ici il y a quelques années pour reprendre une bambouseraie. Au printemps ils vendent des pousses de bambous, l’été ils font chambre d’hôtes et l’hiver ils préparent du bambou pour le vendre à des artisans.

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C’est pour ce travail que nous les aidons. Le matin Dai et Nicolas partent dans la forêt pour couper des bambous. Ils les divisent en quatre, puis les fendent en deux.

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Hila et Camille cassent les opercules et plongent les pièces de bambous dans une grande baignoire d’eau bouillante.

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Les bambous sécheront ensuite pendant un mois.

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Les artisans en tireront des lamelles avec lesquelles ils réaliseront divers objets : paniers, abat-jours…

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Le coin où se situe la ferme est charmant. Les voisins sont tous agriculteurs et alternent au fil de l’année culture de riz, de thé et de pousses de bambous. Ils sont très attentionnés et viennent fréquemment toquer à la porte pour offrir légumes ou plats mijotés.

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Une fois la découpe des bambous finie nous aidons Hila et Daï à rénover leur maison d’hôtes. Nous les aidons également à dévorer les diverses spécialités que leurs voisins apportent. Dans notre découverte de la culture japonaise, nous nous plongeons bien plus ardemment dans la gastronomie que dans le labeur. En cuisine nous aimons goûter la différence et confronter notre palais à des saveurs inhabituelles. En ce qui concerne le travail, nous nous confrontons avec bien moins de plaisir à la conception qu’en ont nos hôtes. Nous la subissons au contraire avec un petit goût amer.

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Ceci-dit nous profitons avec plaisir de notre temps libre. Nous randonnons dans les collines avoisinantes et avons parfois la chance d’apercevoir le mont Fuji.

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Un mois après être arrivés ici, nous reprenons la route en direction d’Osaka. Gardant quelques traumatismes quant au coût de la vie au Japon, nous nous jetons avec boulimie dans la consommation quand sur la route nous rencontrons de rares produits aux prix raisonnables. Ce qui fait, qu’uniquement pour les petits déjeuners, nos sacoches se trouvent remplies de 500 g de confitures, un kilo de pâte d’arachide et plus de deux kilos de miel ! Ajouté à cela les légumes, les féculents (dont 3 kilos de pâtes) ainsi que les souvenirs en bambous que nous ramenons de la ferme… Par le poids nous ne ressemblons plus vraiment à des voyageurs à vélo.

Nous longeons la côte jusqu’à Nagoya, épuisés par un vent de face quotidien. Arrivés dans la ville nous nous installons pour jouer dans la rue à côté d’une galerie marchande. L’après-midi est mouvementé : on nous demande de déménager, nous jouons à un autre endroit, une personne nous invite à dormir chez elle, puis, alors que l’on vient à nouveau nous demander de partir, la télévision locale arrive et nous demande de participer à leur émission. Ayant du temps à perdre et amusés de l’expérience, nous acceptons. (Nous espérions aussi avoir quelque chose à raconter dans notre prochain blog).

Il s’agit juste de faire une introduction de quelques minutes à la météo en interviewant des gens rencontrés dans la rue. Afin d’être sûr que nous dirons ce qu’ils désirent nous répétons trois ou quatre fois. Les dialogues qu’ils nous écrivent sont lapidaires mais d’une grande profondeur. Nous retranscrivons ici deux des tirades les plus poignantes :

« -Sunday, Kyoto, why ?
-We are travelling in the world and we arrive in Kyoto sunday. »

« -What is it ?
-My violon.
-Violin ?
-Because I am violonist. »

Petit détail étonnant, bien que ce soit la quatrième fois que nous répétons la scène, les deux présentateurs émettent toujours autant de « oh ! » et de « ah ! » emprunts d’une surprise candide. Cet ébahissement perpétuel, quel grand jeu d’acteur…

Toujours à la répétition, on demande à Camille de jouer un morceau… de 15 secondes. Ah, un morceau de 15 secondes c’est peu commun. Elle s’exécute en ne jouant qu’une phrase, c’est encore trop long. Camille double donc le tempo pour ne laisser que 8 secondes de musique. Le format correspond mais ils insistent pour que le « morceau » se finisse par un grand geste de l’archet poursuivit par un mouvement ample de la tête digne de certaines publicités pour shampoing. Bien sûr, ce genre d’attitude n’est pas très coutumier à Camille mais elle se plie à l’exercice tout en tâchant de ne pas éclater de rire. On lui demande encore d’amplifier le geste en expliquant que c’est là la clef du succès, le reste importe peu. Ah…

Nous répétons une dernière fois avec tous les intervenants sur la place et c’est parti pour les trois minutes de direct. À la fin nous insistons pour récupérer la vidéo en espérant que cela puisse faire rire quelques personnes. On a raccourci un peu la vidéo pour n’en laisser que le meilleur!

Le soir, comme prévu, nous allons dormir chez Tamaki qui nous avait invités alors que nous jouions dans la rue. Nous passons une bonne soirée où nous buvons du rouge et prenons une bonne douche, deux choses auxquelles nous n’avions pas goûtées depuis longtemps.

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Les dix jours qui suivent sont bien difficiles pour pleins de raisons différentes. Notamment pour la météo qui ne nous épargne pas. Nous pédalons sous la pluie et la neige, le corps gelé et les vêtements constamment humides.

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Nous arrivons enfin au ferry dans lequel nous sommes contents d’embarquer, fatigués et tristes de ces derniers jours. Dans le bateau, cette fois-ci, nous nous retrouvons dans une chambre pour deux à la place d’un dortoir pour huit. Pendant toute la traversée qui nous ramène en Corée nous profitons avec plaisir du sauna et des bains chauds.

La croûte du crumble et la buche de Noël ou Embûches de Noël au Japon

Étant indécis, chacun défendant son bout de titre, nous avons choisi de les accoler tous deux. Cela les rend d’avantage incompréhensibles, désolés…

Voilà, nous sommes dans un ferry à destination du Japon, le pays le plus à l’est de notre voyage. Nous avons acheté des billets en classe économique mais notre trajet est royal, nous sommes les seuls occupants de notre dortoir six personnes.

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Un jour plus tard nous commençons à changer nos habitudes et apprenons à rouler à gauche. On nous avait vanté l’omniprésence des pistes cyclables au Japon. En réalité les vélos empruntent ici les trottoirs et certes des trottoirs il y en a partout. Mais sur ces trottoirs des vélos il y en a beaucoup et des piétons également. En outre, à chaque grande intersection il faut emprunter un tunnel ou une passerelle pour se rendre de l’autre côté de la route. Et ce n’est pas chose aisée car il nous faut passer au milieu des marches sur une rampe de 30 cm de large. Dans les descentes il nous faut retenir nos vélos et tout notre chargement tandis que dans les montées il nous faut les pousser. La remorque qui est trop large pour cette rampe, sursaute sur chaque marche et décide parfois de se retourner en signe de contestation. Bien sûr nos vélos ne passent pas non plus entre les poteaux qui servent à bloquer l’accès aux scooters. Là encore, il nous faut nous arrêter et tout porter.

Le reste du temps n’est qu’un grand slalom entre les piétons et les vélos. Mais ça, la remorque n’apprécie pas du tout. Alors, après avoir heurté des poteaux en plastique ou en béton, elle décide de s’attaquer aux autres cyclistes avant de se faire hara-kiri sur un mur en parpaing. L’axe cassé ne s’accroche plus à l’essieu et la roue oscille librement, s’éloignant et se rapprochant de la remorque. Camille doit désormais rouler derrière pour s’assurer que la roue ne se fasse pas la malle. Nous comprenons qu’il est pour nous temps de quitter ces fameuses pistes cyclables. Nous préférons partager la route avec les voitures et les camions.

Nous traversons des villes qui ne semblent jamais finir et chaque soir nous campons entre des maisons et des immeubles.

Nos visites dans les supermarchés sont aussi un moment de désespoir. Les prix du rayon fruits et légumes nous font bondir. On en a relevé quelques exemples croustillants. Une pomme peut coûter 5€ l’unité et le prix d’un melon peut atteindre 35€ (on nous a assuré à deux reprises qu’il est possible d’en trouver à 150€ et que le prix de certaines grosses fraises peut s’élever à 12€ l’unité). En voyant que même les pommes de terre s’achètent par sachet de 100g à plus d’un euro, nous nous promettons de ne plus acheter de fruits et légumes dans ce pays. Désormais du crumble, nous ne mangerons que la croûte!

La route, elle, est parsemée d’embûches. Lorsque nous quittons enfin les villes et leurs dangereuses pistes cyclables, nous nous retrouvons sur des routes non moins périlleuses. Après Kobe celle-ci est étroite mais le trafic est dense. Nous roulons à touche touche avec des camions pendant une heure puis décidons de quitter cet axe. Mais à peine avons-nous pédalé cinq kilomètres que nous tombons sur un panneau d’interdiction pour les vélos. Nous faisons demi-tour et tâchons de ne pas perdre le moral.

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Le lendemain nous décidons de régler le problème de la remorque. Il nous faut commander un nouvel axe en France que nous ferons poster à la ferme dans laquelle nous travaillerons. Nous nous arrêtons dans une supérette proposant un accès internet gratuit. Nous commandons deux cafés et demandons si nous pouvons brancher notre ordinateur. Une dame nous répond d’un mot que nous prenons pour un « oui ». Seulement, un quart d’heure plus tard un homme arrive et nous demande de remballer le tout. Nous ne comprenons pas. D’habitude les gens ont tendance à nous aider. Nous lui expliquons notre problème, persuadés qu’il a mal saisi la situation. Il semble finalement gêné, mais nous dit que son patron n’est pas content et qu’il souhaite que nous ayons quitté les lieux d’ici vingt minutes.

Son patron c’est cette personne pas marrante qui fait semblant de ne pas nous voir mais qui passe et repasse devant nous. Nous n’apprécions pas franchement qu’il ne vienne pas s’expliquer lui-même et sentons la colère monter. Pour lui faire les pieds nous décidons de prendre alors bien notre temps. Mais cela ne nous consolera guère.

Nous arrivons sur les rotules à la ferme, remettant en cause notre choix de passer l’hiver ici. C’est la première fois que nous prenons si peu de plaisir à pédaler. Notre matériel, lui aussi, est épuisé : les fermetures de la tente se bloquent, nos vélos tout boueux montrent de plus en plus de signes de faiblesse et un de nos matelas est percé. Nous comprenons qu’il est réellement temps de nous arrêter lorsque la roue endommagée de la remorque réussit à se faire la malle en plein milieu de la route.

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Nous arrivons ainsi dans une petite ferme située dans la montagne à l’écart de la ville de Motoyama. Nous sommes accueillis chaleureusement par Nanami et Nodoka. Ils nous emmènent dans la cabane dans laquelle nous habiterons pendant un mois. Elle est située à dix minutes à pied de leur maison. Pour nous y rendre nous longeons un petit ruisseau qui traverse une forêt de cèdres. La maison surplombe la vallée. De ce lieu, outre les montagnes boisées et les terrasses de riz, nous n’apercevons qu’une habitation à l’horizon. La vue de cet endroit et le sourire de nos hôtes nous procurent une joie qu’il est difficile à décrire.

Ils remontent d’un coup notre moral qui avait été plus qu’ébréché. Ça ne parait peut être rien, mais pour nous c’est sensationnel : nous n’avons pas besoin de monter notre tente mais nous sommes au chaud. Nous cuisinons sur une petite cuisinière deux feux sans nous soucier ni de ramasser du bois, ni de l’essence que nous consommons. Après le repas, la nuit est tombée mais à la lumière électrique nous poursuivons notre soirée. Nous pouvons maintenant faire de la musique, lire ou regarder un film. Le lendemain nous n’aurons pas non plus besoin de tout démonter et ranger.

Seulement nous avons beau fouiller tous nos sacs nous ne retrouvons ni le chargeur de l’ordinateur ni l’adaptateur de prises. La dernière fois que nous nous rappelons les avoir vus, l’ordinateur était branché dans des toilettes publiques. Nous ne comprenons pas vraiment comment, mais il semble que Nicolas ait rangé l’ordinateur en oubliant chargeur et adaptateur. Cela sera dorénavant plus difficile de regarder des films.

Nanami et Nodoka sont venus de Tokyo pour s’installer à la campagne. Ils ont quitté l’agitation de la capitale pour retrouver une vie qui leur convient mieux. Nanami travaille de chez eux par internet et Nodoka s’occupe de tous les travaux d’extérieur. Ils ont ainsi du temps à passer ensemble avec leurs deux enfants.

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Ils ne sont qu’au commencement de leur aventure, ils cultivent du riz et quelques légumes, ont deux chèvres et un poulailler. Renzo, un autre volontaire travaille aussi avec nous. Il est américain et passe six mois au Japon dans différentes fermes.

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Nous aidons Nodoka dans ses différents travaux : on peint des bibliothèques, on plante une bonne cinquantaine d’arbres, on récolte des patates douces, on nourrit les chèvres et on défriche les terrasses de riz envahies par les herbes hautes.

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A midi nous mangeons tous ensemble. Nous découvrons avec joie la cuisine japonaise, et redécouvrons les pâtisseries françaises. Nanami adore les desserts et nous régale tantôt avec une tarte tatin, tantôt avec un gâteau au chocolat ou une tarte au citron. En mangeant chez eux des fruits, des légumes, de la viande et du poisson nous reprenons enfin une alimentation plus équilibrée.

Nous partageons également la vie du village. Nous assistons à une cérémonie shintoïste qui se termine en bon gueuleton avec saké et sushis à volonté. Nous repartons les bras chargés des restes du repas ainsi qu’une partie des offrandes faites aux dieux. En effet, plutôt que de laisser ces offrandes moisir sur l’autel, les gens ont pris l’habitude de les partager.

Nous participons à deux ateliers : un pour fabriquer des décorations traditionnelles pour le nouvel an et un autre bien plus intéressant pour cuisiner des mochis!

On fait cuire du riz à la vapeur puis on le pilonne avec un gros marteau jusqu’à obtenir une pâte.

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On y ajoute parfois des herbes ou on le confit de pâte de haricot. C’est un dessert consistant qui nous plaît bien. Nous repartons encore une fois les bras chargés en nous promettant d’essayer une variante adaptée au goût français : un mochi à la crème de marron ou au chocolat entouré d’un pralin.

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Bref, nous sommes choyés pendant un mois. Le soir en rentrant dans notre cabane nous trouvons parfois sur le chemin de petits gâteaux agrémentés d’un gentil message. Au moindre soucis ils trouvent au plus vite une solution : ils commandent sur internet un nouvel adaptateur, donnent une paire de tennis à Nicolas pour remplacer les anciennes qui sont béantes et remplissent d’essence notre réchaud. Ils téléphonent même aux fameuses toilettes publiques dans lesquelles nous avons oublié notre chargeur : il y est toujours, nous n’aurons plus qu’à le chercher sur le chemin du retour.

Avec eux tout parait simple. Un midi nous nous renseignons à propos de la musique traditionnelle. Nodoka nous explique qu’il y a un groupe de percussions dans la ville. Le lendemain midi nous lui demandons s’il est possible d’écouter une de leur répétition mais il a déjà pris les devants, appelé la responsable et prévu de nous y emmener le lundi suivant.

Pendant ce mois nous sommes aussi épaulés par nos parents qui nous envoient un colis avec un nouvel axe pour la remorque et d’autres fournitures nécessaires pour la suite.

Nous passons Noël avec Nanami, Nodoka et des amis à eux. Pour cette fête chrétienne, ils préparent un repas à l’occidental avec en dessert une bûche de Noël.

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Vient l’heure de notre départ. Le jour prévu il pleut à verse et nous repoussons au lendemain. Comme à chaque fois en quittant un lieu nous vérifions que nous n’avons rien laissé. Cette fois-ci en regardant dans la cabane il nous semble que nous laissons beaucoup de choses : l’odeur des repas que nous avons cuisinés, des notes de musique, et les trois mousquetaires qui nous avaient suivis depuis la Chine. Surtout nous laissons notre mauvaise humeur que nous avions déposée au pas de la porte en arrivant. Nous prendrons bien soin de ne pas la récupérer en partant.

Mais nous n’avons que dix jours pour nous rendre dans une autre ferme, près du mont Fuji. Nous remercions donc une fois de plus Nanami et Nodoka, puis d’un coup de pédale partons.