Descente du Danube en kayak

Nous avons fini de descendre le Danube en kayak. Nous avons pris beaucoup de plaisir à pagayer sur ses eaux malgré quelques petits ennuis à la fin du voyage !

Nous souhaiterions donner sur cette page quelques conseils à ceux qui voudraient descendre une partie ou le Danube en entier. Néanmoins si vous vous posez d’autres questions , n’hésitez pas à nous contacter par mail.

Guide et cartes

Nous sommes partis avec le guide « Die Donau und Nebenflüsse » d’Otto Kaufhold (éditions Kanu) et des impressions écran système du Danube de google map. Cela nous a été suffisant pour cette descente. Cependant, sans ce guide nous aurions eu parfois des difficultés pour passer certains barrages. Il indique pour chaque barrage où il se situe et comment le franchir.

Le barrage qui peut être le plus pénible à passer est celui de Cunovo (Gabčikovo) en Slovaquie. Il est immense et il ne vaut mieux pas se tromper de côté. Pour le passer, il faut pagayer sur la rive gauche du Danube, passer le barrage juste à sa gauche en empruntant pendant une centaine de mètres le canal pour les bateaux. Il faut passer le musée qui se situe à droite du canal, puis accoster juste après. De là on peut porter le kayak pour rejoindre l’autre bras du Danube (traverser la route puis un petit chemin dans la forêt mène jusqu’à la berge du Danube). C’était, en tout cas, la manière la plus simple de le passer durant l’été 2015.

Le guide est très précis pour toute la première partie du Danube, mais l’est de moins en moins à partir de la Serbie. Il commence aussi à être vieux et n’est pas toujours à jour. Un autre inconvénient, il n’est qu’en Allemand ! (même si un petit lexique des mots importants est présent au début du livre)

Matériel et saison

Nous avons descendu le Danube de mi-juillet à mi-octobre. Si c’était à refaire nous partirions plus tôt. En été le Danube est calme et accueillant. Quand l’automne tombe vraiment, il l’est moins. Le vent d’est se lève très souvent et crée une houle pénible sur le Danube.

kayak

Nous étions partis avec un kayak gonflable (seawave de gumotex) qui était suffisant en été. Mais le pontage s’est révélé de moins en moins étanche face à la houle. (Nous avions auparavant beaucoup utilisé ce kayak, notamment en mer, le pontage était peut-être déjà un peu usé). À cause du vent nous nous sommes parfois retrouvés à pagayer longtemps du même côté pour avancer droit. Un gouvernail aurait peut-être aidé…

Autorisations fluviales

Tout d’abord, à notre grande surprise, une partie du fleuve en Allemagne était interdite à la navigation. Nous avons dû quitter le Danube à Beuron et prendre le train jusqu’à Riedlingen. A priori il est possible d’obtenir des autorisations spéciales pour descendre le début du Danube…

Il ne nous a rien été demandé par la suite comme papier jusqu’à la ville de Mohacs en Hongrie. Il s’agit de la dernière ville du pays et on doit s’arrêter à la police fluviale pour y faire divers papiers qui ne sont que des formalités.

vlc-2015-09-10-20h16m53s002                                                                             Police fluviale de Mohacs à ne pas rater pour ne pas avoir à remonter le courant!

En Serbie il est nécessaire de s’arrêter à la capitainerie et à la police fluviale de la ville d’Apatin pour obtenir l’autorisation (cette fois payante) de naviguer sur le Danube en Serbie. On doit payer une taxe d’environ 60€. Ceci-dit nous n’avons jamais été contrôlés durant notre séjour en Serbie. Il est sans doute aussi nécessaire de faire tamponner son passeport pour marquer l’entrée sur le territoire serbe.

En Roumanie nous avons été contrôlés très fréquemment. Nous avons pu traverser presque toute la Roumanie sans faire de papiers pour la navigation. Cependant, à la fin, il nous a été demandé de remplir quelques papiers administratifs obligatoires que nous aurions dû remplir à notre entrée en Roumanie. Il ne s’agit que d’une formalité. On nous a ensuite demandé fréquemment ces papiers à l’entrée du Delta. Il semble possible d’effectuer ces papiers à la ville de Drobeta-Turnu-Severin.

A la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie il semble être interdit de pagayer du côté Ukrainien (ce que nous faisions car la houle y était plus faible et nous nous sommes fait « sermonner » par des policiers.)

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